La sélec­tion régio­nale du concours du meilleur crois­sant au beurre d’Isigny s’est tenue le mer­cre­di 13 février à Ferrières-en-Brie. Robin Brenet en est sor­ti vain­queur.

De la farine, du lait, du beurre… Une pin­cée de stress, et une bonne dose d’esprit de com­pé­ti­tion ! Voilà les ingré­dients avec les­quels ont dû com­po­ser les 11 can­di­dats des sélec­tions régio­nales du 14e concours du meilleur crois­sant au beurre d’Isigny. Ce mer­cre­di 13 février dans les locaux de l’école d’hôtellerie-restauration de Ferrières-en-Brie, les jeunes repré­sen­tants de 7 écoles fran­ci­liennes dif­fé­rentes se sont échi­nés à pro­duire le meilleur crois­sant de la région. À ce petit jeu-là, c’est Robin Brenet, de l’institut pari­sien Albert de Mun, qui a su convaincre le jury.

Les moda­li­tés du concours sont les sui­vantes : deux heures le matin pour pré­pa­rer le crois­sant. Deux heures pour le lais­ser repo­ser. Et une heure l’après-midi pour le cuire. À l’issue de cela, le jury se pro­nonce. Selon des cri­tères biens par­ti­cu­liers. « La vien­noi­se­rie fait appel à tous les sens. Les juges vont s’intéresser à la forme du crois­sant, sa cou­leur. Mais aus­si son odeur, sa tex­ture, et bien enten­du son goût », énu­mère Damien Dedun, chef bou­lan­ger ensei­gnant à Ferrières et orga­ni­sa­teur de l’événement.

Autant d’éléments qui per­met­tront de défi­nir le vain­queur de ce pres­ti­gieux concours. « C’est un concours impor­tant, il y a de l’enjeu pour les par­ti­ci­pants, pour­suit Damien Dedun. C’est un joli plus sur le CV. Et sur­tout, finir par­mi les deux pre­miers per­met d’accéder au concours natio­nal, dont le lau­réat rem­porte un stage de trois jours chez un meilleur ouvrier de France. »

Une pre­mière expé­rience des concours

Un enjeu qui, de leur propre aveu, met quelque peu les par­ti­ci­pants sous pres­sion. « Je suis un peu stres­sée, confie Morgane Hamel, élève de Ferrandi Paris. C’est la pre­mière fois que je par­ti­cipe à un concours. » C’est le cas de beau­coup de concur­rents. Aussi, cette pre­mière expé­rience a beau être une com­pé­ti­tion, ils viennent sur­tout pour prendre du plai­sir à pra­ti­quer leur pas­sion… tout en gar­dant un œil sur la concur­rence ! Pour Angelo, appren­ti du CFA d’Évry, le concours est une occa­sion de « se jau­ger, se situer par rap­port aux autres ».

Robin lui, sait où il se situe. Sur la pre­mière marche du podium. Morgane Hamel (3e) et Mathilde Griveau (2e), les deux filles du concours, l’accompagnent sur ce der­nier.


Le grand vain­queur du jour est aus­si satis­fait que sur­pris : « Je suis très content, je ne m’y atten­dais pas, confie-t-il. Je venais pour voir com­ment se passe un concours et fina­le­ment je gagne. » De quoi lui don­ner envie de par­ti­ci­per à d’autres com­pé­ti­tions ? « Je vais d’abord faire le concours natio­nal. Mais après oui, pour­quoi pas ? », lâche-t-il sou­rire aux lèvres.
Il serait dom­mage qu’il s’en prive. Lui qui semble avoir trou­vé la recette de la vic­toire.

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